Solidarité

Le 14 novembre 2015  – par Ganda Oumar Camara
Il est des moments qui blessent la conscience , et l’idée que l’on se fait de notre commune humanité.
Ces moments sont difficiles à évoquer, parce que l’on ne sait pas toujours trouver les mots justes pour rappeler l’horreur, pour dire le chagrin de celles et ceux qui ont vécu la tragédie, celles et ceux qui sont marqués à jamais dans leur âme et dans leur chair par le souvenir de cette journée d’horreur et de larmes .
À vouloir vaille que vaille rapprocher la géopolitique à des idées religieuses les prédateurs du discours coranique obscurcissent la perception du message divin auprès de jeunes déboussolés et souillent ainsi les convictions et les traditions d’hommes et de femmes qui s’en réclament.
Aussi, l’esprit de vigilance doit se manifester avec plus de force que jamais pour donner un coup d’arrêt à cette entreprise qui détruit nos communes valeurs.
Certes, cette folie criminelle n’a épargné ni les Parisiens ,ni les Européens, pas plus les Américains que les Africains , les Asiatiques , les Musulmans que les Chrétiens , les Indous , les Juifs , les Agnostiques ou les Athées . Elle à voulu attenter à un mode de vie scellé dans la « diversalité » selon la formule de Glissant , elle a surtout voulu assassiner la liberté et l‘insouciance d’une jeunesse , elle a voulu attenter à l’essence même des valeurs humanistes, des valeurs de liberté, de justice, de tolérance qui fondent toutes démocraties.
Nous prions comme Senghor : «  Ô bénis ce peuple aux abois qui fait front à la meute boulimique ….. des tortionnaires »
 Aussi, N’acceptons pas d’être les témoins passifs, ou les complices, de l’inacceptable.
Notre Solidarité envers le peuple de France , envers toutes les victimes est une impérieuse nécessité pour ne point nous exclure du destin de nos semblables en Humanité .
Aussi me viennent à l’esprit les derniers vers de « Maintenant que la jeunesse » de Louis Aragon
« …Il fait beau comme jamais un temps à rire et courir
Un temps à ne pas mourir
Un temps à craindre le pire
Il fait beau comme jamais
Tant pis pour l’homme au sang sombre
Le soleil prouvé par l’ombre
Enjambera les décombres »