Une intervention dans le cadre de la Révision de la Constitution

Institut Pour une Politique de la Relation

Lyon, le 18 juillet 2018

 

Une intervention dans le cadre de la Révision de la Constitution

Depuis plusieurs années le « Collectif pour une Politique de la Relation » devenu en 2017, « l’Institut pour une Politique de la Relation « , s’engage, avec ses partenaires, pour la reconnaissance du « divers », de la diversité de notre société, par la valorisation des dynamiques interculturelles et de créolisation à l’œuvre dans le monde contemporain.

Au moment ou s’ouvre le débat  sur la Révision Constitutionnelle et connaissant votre attachement à l’importance des enjeux de l’altérité,  Nous vous proposons de signer avec nous le texte ci-dessous pour demander la reconnaissance de la pluriculturalité dans le premier article de la Constitution.

Pour que « l’oubli » ne soit pas constitutif de « La France » 

Toute société est diverse et se créolise, toute culture est faite de diversité.

Il nous faut apprendre à penser non plus l’ »universel », mais le « diversel « ,  c’est-à-dire à penser en empathie l’unité et la pluralité tout en préservant l’individu singulier, libre de ses choix. L’histoire de France est faite de cette dynamique, même dans ses moments les plus sombres. De même l’héritage européen est fait de la diversité, de langues, de cultures, de religions, d’Etats.

Nous appelons dans le cadre  du projet de révision constitutionnelle à inscrire la « Pluriculturalite » dans l’article  premier de la Constitution française pour qu’elle soit réellement l’expression de la France du XXI e siècle. *

La considération des représentants du peuple français, le 26 août 1789, constitués en l’Assemblée nationale constituante, qui s’est substituée aux états généraux, élabore le texte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui stipule « que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics… » . La Déclaration des droits de l‘Homme et du citoyen est le socle constitutionnel de la France. D’« oubli », il en est pourtant un et de taille et plus flagrant encore aujourd’hui qu’hier : la réalité de la « diversité » culturelle de la société et la reconnaissance des droits afférents !

Ni dans les propositions du gouvernement ni dans ce qu’on a appelé « la foire aux amendements » (Le Monde du 27.02.2018), il n’est mention de reconnaître cette dimension parmi les plus importantes socialement, culturellement et donc politiquement  pour la société aujourd’hui.

Certes, l’article premier de la constitution affirme que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. ». Cependant, ne pas faire de « distinction » n’assure pas une pleine reconnaissance de la diversité.

Certes, proposition est faite dans le débat actuel d’enlever le mot « race » de cet article, et il y aurait effectivement à changer de mode de penser avec ce terme). Cependant, affirmer (en la constitutionnalisant) la diversité des héritages culturels, linguistiques et religieux de la société, c’est garantir mieux encore leur égale valeur devant la loi républicaine.

Toute conscience non naïve sait que ce qui n’est pas identifié, nommé, affirmé, reconnu, assumé inexiste : (n’a pas lieu et ne peut s’épanouir). Or C’est ainsi que l’on fabrique tous les spectres… et  les peurs, voire les « guerres » qui en découlent !

Notre appel à changer l’article premier de la constitution est un appel de quelques consciences non naïves pour que la France cesse le de fabriquer la non-existence d’une partie d’elle-même.

Ce texte, fera donc l’objet d’une demande de tribune libre dans la presse et d’un courrier au Président de la République, aux députées, députés, sénatrices et sénateurs.

Vous trouverez également un argumentaire et une présentation de l’Institut pour une Politique de la Relation.

Connaissant votre attachement à la reconnaissance à la richesse des Autres, nous espérons que vous accepterez de nous rejoindre dans ce prolongement du combat pour l’égalité, la liberté et la fraternité.

Nous sommes à votre disposition pour tout échange sur notre initiative.

Très cordialement

 

Pour l’Institut

Madame Aicha Bouzy

Monsieur Abdelatif Chaouite

Monsieur Dominique Raphel

Monsieur Bruno Guichard

Monsieur Farid Righi

 

* POUR LA REVISION DE L’ARTICLE PREMIER EN CES TERMES

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique, pluriculturelle  et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

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